Le Cercle – programme de la saison 2017-18

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∴ Samedi 7 octobre – rencontre à 15 h – représentation à 16 h ∴

LES BÂTISSEURS D’EMPIRE OU LE SCHMÜRZ
En compagnie de Luc Bourgeois

Théâtre DENISE-PELLETIER
Texte Boris Vian
Mise en scène Michel-Maxime Legault
Distribution Olivier Aubin, Josée Deschênes, Marie-Pier Labrecque, Gabriel Sabourin, Sasha Samar et Marie-Ève Trudel

« UN HOMME DIGNE DE CE NOM NE FUIT JAMAIS, FUIR C’EST BON POUR LES ROBINETS. » — LE PÈRE

Ami secret, confident, animal de compagnie, victime, prisonnier, bourreau, conscience, fantôme, mais qui est donc ce Schmürz ? La vie pourrait être si simple sans lui, sans cette chose qu’on voudrait bien ignorer. Et comment s’en débarrasser ?

Déglingue redoutable à l’humour atypique, Les Bâtisseurs d’empire, pièce écrite en 1957, trace en caractère oblique le portrait d’une famille bourgeoise, microcosme d’une société en recherche de règles claires. Si les faux semblants du père comme de la mère attisent la révolte de leur adolescente Zénobie, tous cependant, incluant leur servante, participent malgré tout à cette recréation d’un monde systémique où le jeu des rôles est loi. Mais, le logement se fait de plus en plus petit, la famille s’évapore et le Schmürz est toujours là.

Jouée deux ans après la mort de Vian, cette pièce majeure de son œuvre, fascine par la limpidité de son absurdité. Éminemment intime, cette œuvre à la fois drôle et anxiogène questionne l’espèce humaine, ses peurs, sa moralité. L’auteur de L’écume des jours et brillant jazzman, crée ici un suspense revanchard qui s’amuse à se demander s’il faut sacrifier l’autre pour bâtir son propre empire ?

Le metteur en scène Michel-Maxime Legault plonge avec sa manière précise et son ton narquois dans cette dispute entre l’engagement et le détachement.

**COMPLET***

∴ Mercredi 11 octobre – rencontre à 18 h – représentation à 19 h ∴

JE DISPARAIS
En compagnie de Paul Ahmarani

Théâtre PROSPERO
Texte Arne Lygre
Traduction Guillaume Corbeil
Mise en scène Catherine Vidal
Distribution Larissa Corriveau James Hyndman Marie-France Lambert Marie-Claude Langlois Macha Limonchik

Deux femmes, deux amies, doivent quitter précipitamment leur pays

De cet arrière-plan politique, on saura peu de choses.
Elles doivent émigrer. Non seulement quittent-elles une vie confortable, mais elles sont jetées hors de leurs repères, hors d‘elles-mêmes.
Leur vie était sans histoire, une vie normale tout à coup bouleversée.

Exode ou exil intime ?
Est-ce pour parer à ce qui les menace qu‘elles s’inventent d‘étranges jeux de rôles ? L’imaginaire sert-il de paravent à leur détresse ?

Dans ce poème sur l’absence, la disparition, le départ, l’éloignement, Arne Lygre évoque aussi les doutes, les incertitudes et le sentiment d’insécurité de plus en plus envahissant dans nos sociétés. Et ce malaise des identités se conjugue dans les replis d’une écriture minimaliste, toute fine et épurée, qui fait la force des pièces de Lygre. Je disparais en présente une allégorie poignante et intime que la sensibilité du maître d’oeuvre, Catherine Vidal, embrassera avec finesse et acuité.

Ce texte est entré en moi comme une vrille : j’ai su à la première lecture que j’avais devant les yeux un texte profond qui offrirait un matériau riche à dévoiler.
— C. Vidal

 

**COMPLET***

∴ Samedi 21 octobre – rencontre à 15 h – représentation à 16 h ∴

TABLE RASE
En compagnie de David Savard

Espace libre
Texte Catherine Chabot avec la collaboration de Brigitte Poupart et des interprètes
Mise en scène et dramaturgie Brigitte Poupart
Distribution Vicky Bertrand, Marie-Anick Blais, Catherine Chabot, Rose-Anne Déry, Sarah Laurendeau, Marie-Noëlle Voisin

Auréolée du prix de la critique du meilleur texte original, la pièce Table rase revient pour une troisième année consécutive! Six jeunes femmes, confrontées par le pacte d’amitié qu’elles doivent signer cette nuit-là, veulent se créer « autres » parce qu’elles aspirent à plus grand. Défiée par la soirée qui s’accélère, chacune d’entre elles devra trouver son point de départ, celui où tout recommence, car plus rien de ce qu’elles sont ne sera pareil au lever du jour. Table rase est une oeuvre à la fois baroque et festive, qui place le public dans la position du voyeur et dresse le portrait cru et affranchi d’une jeunesse fougueuse et décomplexée.

« La richesse du regard que portent ces jeunes femmes sur une génération et ses désillusions, de même que la justesse dans l’incarnation d’une certaine féminité, nous a soufflés. » — JEU, Revue de théâtre

PLUS QUE 3 PLACES!!!

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∴ Vendredi 17 novembre – rencontre à 17 h* – représentation à 19 h ∴

*spécial, rendez-vous au 5 @ 7 avec les créateurs avant la représentation

SOUS LA NUIT SOLITAIRE
En compagnie de Linda Sorgini

Théâtre de QUAT’SOUS
Texte et mise en scène Estelle Clareton et Olivier Kemeid
Distribution Larissa Corriveau, Renaud Lacelle-Bourdon, Esther Rousseau-Morin, Nicolas Patry, Ève Pressault, Éric Robidoux et Mark Eden-Towle

Plongée saisissante dans les enfers modernes

Nos enfers. Les enfers modernes, ceux de nos travers, de nos failles, de nos dépressions, de nos chutes. Sous la nuit solitaire navigue dans les flots agités de l’existence. Dans ces profondeurs, plus de hiérarchie, mais un seul peuple : celui qui avance, obscur, dans la pénombre. Car malgré l’omniprésence de la violence, la flammèche de l’espoir ne s’éteint pas au creux de la nuit. L’espoir de se relever, toujours.

Sept interprètes façonnent cette marche lente inspirée des fantastiques gravures que Gustave Doré (19e siècle) a réalisées pour illustrer les enfers de Dante (14e siècle), le père de La Divine Comédie. Acteurs et danseurs deviennent locuteurs d’un langage scénique singulier dans lequel l’harmonie du verbe fusionne à la poétique des corps. Une esthétique du « corps parlant » qui enfante une suite de tableaux saisissants, où des hommes et des femmes au milieu de leur vie sont entrainés dans les anfractuosités de leur âme.

*** COMPLET ***

∴ Samedi 16 décembre – rencontre à 15 h – représentation à 16 h ∴

ENFANT INSIGNIFIANT!
En compagnie de Denis Bernard

Théâtre DUCEPPE
Texte Michel Tremblay
Mise en scène Michel Poirier
Distribution Henri Chassé, Gwendoline Côté, Isabelle Drainville, Michelle Labonté, Sylvain Marcel, Pierrette Robitaille et Guylaine Tremblay

Un enfant qui pose une question, c’est la voix de tout un monde qui veut s’améliorer.  — Tristan Bernard

Michel est devant son ordinateur et termine un texte. Le point final posé, les personnages de la pièce qu’il vient d’écrire le rejoignent. Sa mère Nana, puis son père, sa grand-mère, sa maîtresse d’école, son amie Ginette… On se retrouve rue Fabre, Plateau Mont-Royal, dans les années cinquante. On plonge au cœur des souvenirs de l’auteur alors qu’il revit plusieurs échanges réjouissants avec des personnes phares de son enfance. Michel, gamin curieux et tenace, bombarde de questions les adultes. Amoureux de la littérature, du cinéma et des poupées à découper, obnubilé par la religion, le petit Michel a besoin de comprendre le monde qui l’entoure, afin d’y trouver sa place.

À travers les questions incessantes de l’enfant qu’il a été et les réponses vagues des adultes exaspérés, Michel Tremblay dépeint subtilement la société qui l’a vu grandir, à l’aube de la Révolution tranquille. Et ces savoureuses conversations, pétillantes d’innocence et de bon sens, nous rappellent à quel point l’auteur est un fabuleux dialoguiste ! DUCEPPE est très fière de présenter la toute nouvelle pièce de Michel Tremblay, adaptation pour la scène de son plus récent roman Conversations avec un enfant curieux (Leméac 2016). Enfant insignifiant ! nous fera aussi la joie de revoir Guylaine Tremblay dans le rôle de Nana et Henri Chassé dans le rôle de l’auteur, tous deux éblouissants la saison dernière dans Encore une fois, si vous permettez.

*** COMPLET ***

∴ Samedi 27 janvier – rencontre à 15 h – représentation à 16 h ∴

DANS LA SOLITUDE DES CHAMPS DE COTON
En compagnie de Myriam Leblanc

USINE C
Texte BERNARD-MARIE KOLTÈS
Mise en scène BRIGITTE HAENTJENS
Distribution Hugues Frenette + Sébastien Ricard

Au cœur de la nuit, deux hommes se croisent au détour d’une rue déserte. Le premier est dealer, le second sera donc client. Entre eux s’engage alors une joute verbale dans la langue fulgurante de Koltès, où il sera question de la logique du désir et de l’inéluctable altérité entre les êtres. Pour cette nouvelle création de Sibyllines, deux acteurs d’exception se retrouvent face à face: Sébastien Ricard, complice artistique de longue date de Brigitte Haentjens, et Hugues Frenette qu’elle avait déjà dirigé dans Antigone.

Femme de lettres passionnée, metteure en scène habitée par les questions de l’identité féminine, du pouvoir et de la sexualité, Brigitte Haentjens déploie de spectacle en spectacle une esthétique aussi novatrice que rigoureuse.

Poète et homme engagé, Bernard-Marie Koltès a marqué au fer rouge la dramaturgie française par la force poétique de sa langue.
PLUS QUE 1 PLACE !!!


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∴ Mercredi 7 février – rencontre à 18 h 30 – représentation à 19 h 30 ∴

L’HOMME ÉLÉPHANT
En compagnie de Maxim Gaudette

Théâtre DU RIDEAU VERT
Texte Bernard Pomerance
Mise en scène Jean Leclerc
Distribution Benoît McGinnis, Sylvie Drapeau, Hubert Proulx, Jean Leclerc, Annick Bergeron, Germain Houde, David Boutin, Roger La Rue

1884. Nous sommes à l’apogée de l’Empire britannique. John Merrick est atteint du syndrome de Protée, ce qui le rend difforme et lui cause de vives douleurs.

Pour survivre, il doit s’humilier en s’exposant au regard des curieux qui payent pour s’épouvanter devant ce « monstre ». Frederick Treves est quant à lui un brillant chirurgien et devient, à 31 ans, professeur d’anatomie à l’hôpital de Londres. Lorsqu’il aperçoit Merrick pour la première fois, il désire absolument étudier ce cas si étrange et le rescape de la pauvreté pour l’installer à l’hôpital. Sous sa protection, Merrick se voit enfin offrir la chance de vivre une vie normale. Témoignant d’un esprit d’une grande finesse, il étonne et devient la coqueluche de la haute société qui le visite.

« Une ode au courage et à la dignité humaine. »

C’est en lisant les mémoires du docteur Frederick Treves sur le cas du vrai Merrick que l’auteur Bernard Pomerance a décidé d’écrire la pièce L’Homme éléphant en 1979. L’œuvre a été un énorme succès dans le monde et a remporté de nombreux prix. Le rôle de Merrick offre un formidable défi à l’acteur Benoît McGinnis qui s’est déjà attaqué aux grands personnages du répertoire dont Néron, Hamlet et Caligula. Jean Leclerc, qui avait mis en scène Anna sous les tropiques au Rideau Vert, nous revient avec ce saisissant drame historique et psychologique.

PLUS QUE 1 PLACE !!!

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∴ Mardi 20 mars – rencontre à 18 h – représentation à 19 h ∴

DES PROMESSES, DES PROMESSES
En compagnie de Marie-Thérèse Fortin

Théâtre LA LICORNE
TEXTE DOUGLAS MAXWELL
TRADUCTION MARYSE WARDA
MISE EN SCÈNE DENIS BERNARD
AVEC MICHELINE BERNARD

Miss Brodie avance dans la vie telle une cavalière dans un western. Elle nous raconte une histoire, la sienne. Retraitée de l’enseignement, elle est de retour comme suppléante dans une école primaire de Londres. Elle y rencontre Rosie, une fillette somalienne qui refuse de parler pour des raisons inconnues. Une connexion instantanée s’établit entre elle et l’enfant. Une rencontre déterminante, qui va transformer sa vie.

Dans ce puissant monologue, l’auteur écossais Douglas Maxwell dresse le portrait d’une femme au tempérament fort qui porte ses blessures et les stigmates que l’enfance a laissés sur sa vie d’adulte avec une dégaine hors du commun, une fierté et une force qui impressionnent. Comme le héros de son enfance Montgomery Clift, qui portait son révolver sur ses hanches. Micheline Bernard donne vie à cette Miss Brodie dans un récit drôle et touchant.

Présentée à guichet fermé à l’automne 2016, Des promesses, des promesses est de retour pour trois semaines à La Petite Licorne. Promises, promises, de l’auteur écossais Douglas Maxwell, a été créée au Tron Theatre de Glasgow en 2010. Denis Bernard, qui a précédemment signé les mises en scène de Coma Unplugged, Le Pillowman et Les événements, réalise celle de cette production de La Manufacture.

*** COMPLET ***

∴ Samedi 31 mars – rencontre à 14 h – représentation à 15 h ∴

L’IDIOT
En compagnie de Pascale Montpetit

Théâtre DU NOUVEAU MONDE
Une création d’ÉTIENNE LEPAGE et CATHERINE VIDAL
d’après le roman de FIODOR DOSTOÏEVSKI
Texte ÉTIENNE LEPAGE
Mise en scène CATHERINE VIDAL
Distribution PAUL AHMARANI, DENIS BERNARD, FRÉDÉRIC BLANCHETTE, EVELYNE BROCHU, FRANCIS DUCHARME, RENAUD LACELLE-BOURDON, SIMON LACROIX, DOMINIQUE LECLERC, MACHA LIMONCHIK, PAUL SAVOIE, DAVID STRASBOURG, REBECCA VACHON

L’ABSOLU DE LA PASSION

Avec leurs personnages dévorés vifs par la passion, leurs dialogues électrisants, leur vertigineuse plongée dans la psyché humaine et leurs situations emportées, les romans de Dostoïevski constituent une formidable matière à théâtre. Étienne Lepage, cet auteur au verbe franc et à la pensée tranchante, redonne au romancier russe sa percutante oralité. Pour faire résonner toute l’ampleur de cette histoire de désir, de folie et de rédemption, Lorraine Pintal a invité la jeune et douée metteure en scène Catherine Vidal à faire son entrée au TNM.

Après avoir passé sa jeunesse en Suisse pour soigner son épilepsie, le prince Mychkine revient en Russie sans argent, sans relations, n’ayant pour lui que son titre et sa bonté confinant au surnaturel, que les gens confondent avec une sorte d’idiotie. Il s’éprend d’une femme admirée mais tourmentée, Nastassia Filippovna, qui, se considérant indigne de la beauté de l’âme du prince, s’enfuit avec le brutal Rogojine. Bien des années plus tard, le prince, même s’il est désormais amoureux de la pure Aglaïa, voudra de nouveau sauver Nastassia, mais Rogojine, son double sombre, est toujours là, aussi imprévisible, aussi passionné, aussi dangereux.

Autour de Renaud Lacelle-Bourdon, Evelyne Brochu, et Francis Ducharme, toute une nouvelle génération d’acteurs, dynamique et enflammée, s’empare de la scène du TNM sous le regard complice d’artistes émérites.

**COMPLET***

∴ Samedi 14 avril – rencontre à 15 h – représentation à 16 h ∴

LES HARDING
En compagnie de Robert Lalonde

Théâtre D’AUJOURDHUI
Texte et mise en scène Alexia Bürger
Distribution Martin Drainville, Patrice Dubois, Bruno Marcil

Un cheminot québécois, un banquier américain et un auteur à succès britannique portent le même nom : Thomas Harding. En apparence, ils n’ont rien d’autre en commun. Jusqu’au 6 juillet 2013. Cette nuit-là, un train qui déraille fait exploser une ville. Apparaitront alors au grand jour les rails invisibles qui relient leurs existences et les attachent les unes aux autres.

Les Harding est la deuxième création d’Alexia Bürger dans le cadre de son programme d’artiste associée au CTD’A. Inspirée par la matière documentaire d‘existences marginales ou ordinaires bien réelles, elle élabore des actions qui questionnent le conformisme et la part de responsabilité des individus face au dérèglement du monde.

*** COMPLET ***

 

∴ Vendredi 27 avril – rencontre à 19 h – représentation à 20 h ∴

LA VIE UTILE
En compagnie de Isabelle Blais

Texte Evelyne de la Chenelière
Mise en scène Marie Brassard
Distribution Christine Beaulieu + Théodore Chouinard Pellerin + Larissa Corriveau + Evelyne de la Chenelière + Louis Negin

Un jour, au cours de catéchèse, on m’a dit que l’Éternité, ce n’était pas seulement pour toujours. C’était aussi depuis toujours. Ça m’a bouleversée. » -Evelyne de la Chenelière

Le temps d’une chute à cheval. La cavalière tombe sans fin.
Quelques secondes entre la vie et la mort, le temps devient l’Éternité. La mémoire se déploie.

Elle se souvient d’images sublimes et effrayantes que lui inspirait la Bible et qui la poursuivaient dans son sommeil. (Bonne nuit, fais de beaux rêves.) Elle se souvient d’avoir appris à regarder le monde par les mots. (Regarde, c’est un oiseau.) Elle voudrait recommencer éternellement. Et autrement.

LA VIE UTILE est inspirée du chantier d’écriture d’Evelyne de la Chenelière. Sur le long mur du café-bar d’ESPACE GO, l’artiste a superposé des couches de mots, de lignes, de couleurs et de formes, à l’image du monde tel qu’elle se le représente : trouble, frémissant, instable et palpitant (au sens où sa chair palpite). Cette « écriture en devenir », déployée sur trois ans, a trouvé son impulsion dans le désir de célébrer à la fois l’incertitude et le potentiel infini de ce qui pourrait advenir.

Le chantier d’écriture se veut un espace d’errance et de recommencements répétés, et invite à ébranler nos fondements les mieux enracinés. Il porte tout ce qui obsède l’auteure depuis le premier éveil de sa conscience d’être. Il y est question de l’enfance, ce temps où on ne sait pas encore dire ce que l’on pense, et de la langue et de la religion qui forgent notre imaginaire et notre rapport au monde. Il célèbre nos tentatives de déchiffrer le réel et d’en dompter le chaos, de remodeler le monde pour le rendre intelligible, envisageable, appréhendable, avant de le quitter pour de bon.

Pour répondre à cette écriture par le théâtre, Evelyne de la Chenelière (UNE VIE POUR DEUX; LUMIÈRES, LUMIÈRES, LUMIÈRES; LES LETTRES D’AMOUR) a souhaité retrouver la metteure en scène Marie Brassard, avec qui elle a collaboré sur LA FUREUR DE CE QUE JE PENSE. Toutes deux engagées dans un théâtre qui défie ses propres formes et contours, elles plongent dans les eaux troubles de la mémoire, du rêve, et de tout ce qui se façonne à notre insu.

*** COMPLET ***