Les Hardings en compagnie de Robert Lalonde – #CERCLETP

Samedi le 14 avril dernier, les participants du Cercle des Tigres Penseurs ont eu le bonheur d’assister à la pièce Les Hardings présentée au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui. Tous ont été charmés par le travail rigoureux et intelligent de l’autrice et la metteure en scène de la pièce: Alexia Bürger. Voici l’ensemble des commentaires de nos participants.

 L’ensemble de la pièce 

Tous les participants sont unanimes : à recommander à tous !

Finesse, intelligence, touchant sans pathos, on se sent happé par cette pièce. Un défi réussi à tout point de vue et pourtant sur un sujet d’actualité très couvert ; l’auteure et metteuse en scène a réussi à nous amener  un point de vue différent, très subtil et pourtant clair. Elle évite tous les pièges. On dirait une chorégraphie parfaite de la parole, des gestes, de la lumière, de la bande sonore ; avec un jeu à la fois retenu et intense des trois acteurs, tout aussi remarquables les uns que les autres.

 

« Unanimité : «On va retenir et suivre ce nom-là : Alexia Bürger !»

 

«Je pense qu’elle va aller loin» Tous d’accord.

Martin M, dessinateur industriel

 

Le texte, la mise en scène

«Tout est parfait, moi qui trouve presque toujours des failles, là je n’y arrive pas. J’ai adoré le texte, la mise en scène, les trois acteurs, le décor, les chants, la bande sonore, la lumière…

J’ai eu la chair de poule tout au long de la pièce. L’intensité fait en sorte que l’on se sent concerné et tous on peut s’y retrouver.»

Marie B, retraitée

 

«C’est une très bonne pièce qui émeut. C’est une critique forte du système qui démontre que le grand responsable échappe au jugement et que ceux pris là-dedans doivent vivre de la culpabilité et personne ne peut leur enlever ce poids-là.»

Jean-Claude R, rédacteur en chef de Relations

 

«Ce qui est très brillant, c’est qu’elle a réussi à nous faire plonger dans la vie de trois personnages qui finalement nous amènent à réfléchir et à entrer dans la question de la responsabilité sans pour autant nous conduire à accabler la compagnie. Ce qui est beaucoup plus fort !»

Robert Lalonde, auteur et comédien

 

«Elle nous amène tranquillement pas vite vers la compagnie. Elle nous fait monter dans le chaos tout en manifestant du respect pour la personne qui a vécu ça. Surtout le conducteur de train qui accepte sa part de responsabilité et ne cherche jamais à se défiler, contrairement à la compagnie.»

Marie B, retraitée

 

«Comment peut-on faire porter ça à l’employé ? Cette pièce est écrite et montée comme une tragédie grecque»

Robert Lalonde, auteur et comédien

 

«Elle ne juge pas outre mesure les patrons, mais on les hait quand même.»

Lucie M, cuisinière milieu carcéral

 

«Réflexion sur la responsabilité et la vulnérabilité humaine, sur la présence des chiffres et du mesurable qui vient anesthésier la dimension tragique. Excellent retour sur une actualité qui est fondamentale dans l’histoire du Québec.»

Anne-Marie C, enseignante au CÉGEP

 

«La vie est fragile, il faut accepter souvent des épreuves pour avancer.»

Garwood J-G, courtier immobilier

 

«Elle nous fait voir en 3 D. C’est comme les 3 facettes d’une même chose. Elle a réussi à rendre cela fascinant.»

Odile M, administratrice

 

«Trois émotions, trois réalités qui vont finalement ensemble. On peut faire plein de parallèles, moi le père qui perd son fils m’a fait penser à celui dans la réalité qui a perdu le sien dans le bar lors du drame.»

Anne-Marie C, enseignante au CÉGEP

 

«Tout le monde peut s’identifier au père, car comme parent on se demande toujours si on prend les bonnes décisions.»

Nathalie B, adjointe administrative

 

«C’est une idée super brillante ! Cette pièce nous «ground»

Jean-Claude R, rédacteur en chef de Relations

 

«On reçoit le texte pas masqué, sans effets. Elle fait la preuve de son talent de metteure en scène»

Robert Lalonde, auteur et comédien

 

«La petite touche d’humour est très bien faite, ce n’est pas évident dans une pièce comme ça. Pièce très forte qui soulève l’indignation. On y sent l’énorme sentiment de culpabilité. Très émouvant.»

Jean-Claude R, rédacteur en chef de Relations

 

«On rit, mais c’est toujours bien placé.»

Lucie M, cuisinière en milieu carcéral

 

« C’est intéressant l’idée du nom au cœur de la pièce, car notre nom est associé à notre identité et se sentir déposséder du sien, c’est bouleversant.»

Anne-Marie C, enseignante au CÉGEP

 

«Ça aurait pu être ennuyant, mais au contraire ! On arrive tous à la même conclusion devant l’inacceptable imprévu de la vie: pourquoi ?»

Robert Lalonde, auteur et comédien

 

«Comment démonter le destin ?»

Jean-Claude R, rédacteur en chef de Relations

 

«Toute la fatalité et toute la responsabilité dans la vie de chacun c’est ici très bien amenées. Il y a aussi des questions froidement posées, c’est presque pas humain, c’est déstabilisant.»

Odile M, administratrice

 

« Ça façon de raconter est implacable.»

Robert Lalonde, auteur et comédien

 

«Pour faire face à l’imprévu, l’inacceptable, chacun est seul avec lui-même. Même si des gens essaient d’interférer, chacun est seul avec ce qu’il vit. »

Marie B, retraitée

 

«On pourrait résumer le sujet par le mot : responsabilité»

Anne-Marie C, enseignante au CÉGEP

 

«Il y a beaucoup de choses exactes, j’ai appris plusieurs faits. C’est troublant.

Tout ce questionnement de comment on va vivre avec tous ces dictats  qui nous disent quoi faire pour vivre correctement !?»

Robert Lalonde, auteur et comédien

 

« Le drame du gars des assurances, pour moi ça ressemble à celui de beaucoup de monde. Tous ceux qui ne veulent pas voir ce qui leur arrive. Pendant que l’assureur s’évertue à faire tout ce qu’il faut, il étouffe. Son drame est plus subtil, mais bien là. Combien de personnes ne sont pas intègres avec eux-mêmes ?»

Garwood J-G, courtier immobilier

 

«Le vendeur d’assurance, il sait que sa job c’est de tout le temps trouvé comment ne pas payer. Mais je crois qu’en quelque part, il est écoeuré et qu’il a de la misère à dormir. C’est lui qui met en lumière le système et les responsables de la direction.»

Odile M, administratrice

 

«Son discours, ça m’a fait penser à la plus grande tragédie à laquelle j’ai pu assister à la télé, soit le procès de Nuremberg où les gens n’avaient aucun regret. Ils considéraient qu’on ne comprenait pas ce qu’ils avaient fait.»

Robert Lalonde, auteur et comédien

 

«Mais avec son gym, ses smoothies…il sait qu’il va payer s’il ne fait pas tout pour contrer l’incontrôlable.»

Anne-Marie C, enseignante au CÉGEP

 

«S’il se permettait d’accepter sa fragilité, il ne pourrait pas faire sa job.»

Jean-Claude R, rédacteur en chef de Relations

 

«Il y a un moment dans son discours où on pense même qu’il a raison. Des gens qui ne  font que  raisonner, ça me donne le vertige.»

Robert Lalonde auteur et comédien

 

«Il y a un parallèle entre l’histoire individuelle du père qui perd son fils et l’histoire collective du conducteur de train qui est finement amené.»

Marie B, retraitée

 

« Il y a des idées que nous n’oublierons pas, entre autres celle du fromage suisse.» Tous.

 

«Pourquoi le sable dans le soulier ?»

Anne-Marie C, enseignante au CÉGEP

 

«…C’est comme le temps qui passe, pour lui c’est sec comme le Sahara. Et puis, si cela avait été un caillou, cela aurait été simple de l’enlever, mais là, il  a trop accumulé …»

Lucie M, cuisinière en milieu carcéral

 

L’interprétation

«Les trois acteurs sont d’égale force. Ils sont formidables, jouent avec cette retenue, sans pour autant diminuer d’intensité» Tous

 

«L’interprétation est très forte sans être surjouée. Le texte ressort, il n’y a rien de superficiel. Tout est en retenue.»

Marie B, retraitée

 

«Le courant passe entre les comédiens et nous.»

Martin M, dessinateur industriel

 

«J’ai été surpris d’être ému à ce point là avec ce jeu pas le moindrement forcé.»

Robert Lalonde, auteur et comédien

 

«Moi je ne connaissais pas les acteurs, sauf Martin Drainville, qui est très surprenant dans ce rôle. Ils sont tous les trois vraiment excellents. J’ai noté leurs noms pour l’avenir

Nathalie B, adjointe administrative

 

Scénographie, bande sonore…

«Le décor nous enferme. On est comme dans le wagon éclaté. On est aspiré par ce décor»

Lucie M, cuisinière en milieu carcéral

 

«T’es dans le ventre du drame.»

Marie B, retraitée

 

«Pourtant le décor est dangereux pour les comédiens. Tout est en métal, il n’y a pas d’échappatoire. On peut penser au début que ce sera abstrait, mais dès que ça commence on sait que ça va être fascinant.»

Robert Lalonde, auteur et comédien

 

«On ne s’attend pas à ça quand on s’assoit et que l’on découvre la scène et les acteurs. Chapeau l’auteure et la metteure en scène a réussi à tout point de vue !»

Martin M, dessinateur industriel

 

«La musique, la guitare entre autres, mais aussi tous les sons, les chants…Ça été me chercher»

Lucie M, cuisinière en milieu carcéral

 

«Toute la trame sonore on la doit à Philippe Brault, on reconnaît encore ici le grand talent de cet artiste. L’idée du son de la roue de bicyclette, des trains, des chansons…Ça m’a évoqué ce rêve de voyager aux USA de Jack Kérouac.»

Robert Lalonde, auteur et comédien

 

«Tout est en harmonie, la lumière, la bande sonore, il n’y a rien qui cloche.»

Marie B, retraitée

 

« Ici, l’utilisation des projections est vraiment pertinente et inventive.»

Robert Lalonde, auteur et comédien

 

«La lumière est aussi très bien faite. Par exemple, on sent très bien le feu.»

Jean-Claude R, rédacteur en chef de Relations