Théâtrographie

 

 

              Furieux et désespérés : Mani Soleymanlou et Émilie Bibeau. Photo Valérie Remise

 

 

 

 

 

      Moi, dans les ruines rouges du siècle: Sasha Samar, Sophie Cadieux et Geoffrey Gaquère.

Photo Jérémie Battaglia

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                 Les lettres arabes: Olivier Kemeid et Geoffrey Gaquère. Photo Romain Fabre

 

 

 

 

CLIM-OFFTA:`Dave St-Pierre. Photo: David Ospina

 

 

                     L’Énéide (reprise): Geoffrey Gaquère, Étienne Pilon et Marie-Josée Bastien.

Photo Romain Fabre

 

 

 

                     Maldoror-Paysage : Mathieu Gosselin et Elkahna Talbi. Photo Romain Fabre

 

 

 

 

 

CLIM sur L’Europe et les barbares: Olivier Kemeid. Photo Stéphanie C. Lalonde

 

 

 

                        L’Énéide : Geoffrey Gaquère et Emmanuel Schwartz. Photo Romain Fabre

 

 

 

CLIM sur la violence et l’irrationnel: Simon Rousseau, NIcolas Pinson et Geoffrey Gaquère. Photo Francis Delfour

 

 

 

 

Tout ce qui est debout se couchera: Olivier Kemeid. Photo Romain Fabre

Furieux et désespérés – 2013

Texte et mise en scène: Olivier Kemeid

Concepteurs: Etienne Boucher, Philippe Brault, Stéphanie Capistran-Lalonde,  Romain Fabre et Line Nault

Interprètes: Émilie Bibeau, Maxim Gaudette, Denis Graveraux, Johanne Haberlin, Marie-Thérèse Fortin, Pascale Montpetit et Mani Soleymanlou

Mathieu, un jeune Québécois, se rend pour la première fois de sa vie au pays de ses ancêtres, que sa famille a quitté il y a plus de quarante ans. Empli d’enthousiasme et de curiosité, il affronte les nombreux obstacles qui se dressent sur sa route afin de rejoindre le lieu de naissance de son père, au cœur d’une grande ville dont les splendeurs du passé ressemblent aujourd’hui à des vestiges… Béatrice, la cousine de son père – celle qui n’est jamais partie – reçoit Mathieu comme un prince… lorsque Nora, la fille de Béatrice, et Eryan, un homme d’une autre religion, font irruption dans l’appartement. Participant tous deux au mouvement de révolte qui est en train d’embraser tout le pays, liés par un amour impossible, ils feront plonger Mathieu tête première dans un bouillonnement à la fois intime et collectif sans précédent, qu’on a appelé ailleurs « le printemps arabe ».
« Avec Furieux et désespérés, Olivier Kemeid confirme son statut de compositeur dramatique de première force, éminent représentant d’une certaine dramaturgie québécoise en phase avec le monde et ses tremblements. »  Alexandre Cadieux, Le Devoir

 

Moi, dans les ruines rouges du siècle – 2012

Idée originale: Sasha Samar et Olivier Kemeid

Texte et mise en scène: Olivier Kemeid

Concepteurs: Philippe Brault, Stéphanie Capistran-Lalonde, Estelle Clareton, Romain Fabre et Martin Labrecque

Interprètes: Annick Bergeron, Sophie Cadieux, Geoffrey Gaquère, Robert Lalonde et Sasha Samar

Lauréat 2012 des Prix de la critique de l’AQCT dans la catégorie Production – Montréal
Olivier Kemeid, finaliste au Prix de la critique de l’AQCT dans la catégorie Texte original
Sacha Samar, finaliste du Prix de la critique de l’AQCT dans la catégorie Interprétation – Montréal

C’est l’histoire de Sasha, un jeune homme qui tente de retrouver sa mère alors que tout s’effondre autour de lui : ses rêves, ses idéaux, son pays. Vivant seul avec son père, Sasha, né en 1969 en Ukraine, découvre à sept ans que sa mère n’est pas sa mère, qu’il a été kidnappé à l’âge de trois ans par son père, et que celui-ci a reconstruit sa vie avec une autre femme. Il se met alors en tête de devenir célèbre afin que sa mère puisse le voir un jour à la télévision et le reconnaître comme sien. Entre l’explosion de Tchernobyl et celle de la Glasnost entreprise par Gorbatchev, entre son ami acteur Anton qui vit comme un bourgeois en jouant Lénine dans les conventums du Parti communiste et Ludmila son amoureuse dépressive, qui attend avec impatience les bouleversements promis par la Pérestroïka, Sasha tente de se frayer un chemin dans les décombres d’un siècle qui s’achève sous nos yeux. Inspiré de la vie de Sasha Samar, un acteur d’origine ukrainienne vivant au Québec, Moi, dans les ruines rouges du siècle est le récit d’un homme qui tente de se reconstruire dans une Union Soviétique qui commence à se désagréger. La pièce nous parle du monde qui s’est disloqué sous nos yeux il n’y a pas si longtemps, mais également – et surtout – du mensonge que l’on doit mettre en place afin de préserver un idéal. Du mensonge qui sauve les apparences, et qui ce faisant nous tue à petit feu.

« Exubérante, tragique et délurée, la fable imaginée par Olivier Kemeid dans Moi, dans les ruines rouges du siècle joue brillamment avec l’histoire russe et la transcende […] La larme n’est jamais loin du rire dans cette fresque puissante où Sasha Samar livre le récit bouleversant et épique de sa vie transformée en légende. » Elsa Pépin, Voir

« Chaque vie est unique, mais toutes ne méritent pas d’être données en spectacle. Celle du comédien Sasha Samar, si. Sa trajectoire proprement romanesque est racontée d’une manière superbement touchante et drôle par Olivier Kemeid. » Alexandre Vigneault, La Presse

Les lettres arabes – 2011

Texte, mise en scène et interprétation :  Geoffrey Gaquère et Olivier Kemeid

Concepteurs : Erwann Bernard, Philippe Brault, Stéphanie Capistran-Lalonde, Romain Fabre et Caroline Laurin-Beaucage

 

C’est l’histoire de Mouloud et Rachid, deux Arabes de banlieue française, qui se retrouvent sans le savoir à Montréal, sous les cordes à linge et sur un BIXI volé…  Inspirées des Lettres persanes de Montesquieu, Les lettres arabes mettent en scène le Québec des accommodements raisonnables, vu par deux étrangers qui peuvent se permettre de tout dire, car si vous n’êtes pas d’accord, vous êtes racistes.

 

« Geoffrey Gaquère et Olivier Kemeid se paient à l’Espace Libre une véritable partie de  plaisir. On sent bien entre eux la complicité amicale et la   douce folie à  l’origine de ce  projet théâtral singulier (…) »  Jean Siag, La Presse

 
 

 

Cabaret Libre International de Montréal pour le OFFTA – 2010

 

Idée originale, mise en scène et animation: Olivier Kemeid

Concepteurs: Stéphanie Capistran-Lalonde et Romain Fabre

Si l’accommodement raisonnable semble être l’un des ciments de l’harmonie sociale au Québec, qu’en est-il de l’accommodement déraisonnable, si nécessaire à toute manifestation artistique? Notre art, et le théâtre en premier chef, ne se nourrit-il pas avant tout de conflit? De ce que nous ne comprenons pas? De ce qui nous choque? De ce qui est au-delà de notre propre entendement? Burqas, foulards, kirpans, voiles gonflées par le vent à l’assaut des vieilles murailles de nos antiques conceptions, bouleversant nos croyances les plus tenaces… que de richesse pour les années à venir! Amis des bousculades idéologiques et des zones d’inconfort, bienvenue, wilkommen au Cabaret Libre International de Montréal!

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Énéide, reprise et tournée – 2010

Texte et mise en scène: Olivier Kemeid

Concepteurs: Etienne Boucher, Philippe Brault, Stéphanie Capistran-Lalonde, Jasmine Catudal et Romain Fabre

Interprètes: Marie-Josée Bastien, Simon Boudreault, Eugénie Gaillard, Geoffrey Gaquère, Johanne Haberlin, Jacques Laroche et Étienne Pilon

C’est l’histoire d’une émigration. D’une ville qui brûle. D’un homme qui doit fuir pour survivre. Son père sur les épaules, son enfant à la main, Énée court dans les rues avec les siens afin de s’échapper. Ils trouvent un bateau, partent à la dérive, laissant derrière eux un pays en flammes. Les boat people ont une longue histoire; Énée errera longtemps sur les mers, à la recherche d’une terre pour son fils. La pièce relate leurs pérégrinations pleines de bruit et de fureur. L’Énéide évoque bien sûr la quête d’un pays, mais avant tout le besoin d’une vie meilleure.

« Créé en 2007, ce drame épique magnifiquement interprété par les sept comédiens de cette nouvelle mouture, a remporté de nombreux prix (…) Le texte d’Olivier Kemeid est criant d’actualité et écrit dans une très belle langue. [Il] parvient à nous émouvoir, sans sensiblerie. » – Jean Siag, La Presse 

 

 

 

 

 

Maldoror-Paysage – 2009

Auteur : Lautréamont

Montage du texte et mise en scène: Olivier Kemeid

Concepteurs: Erwann Bernard, Jonas Bouchard, Philippe Brault, Stéphanie Capistran-Lalonde et Romain Fabre

Interprètes: Mathieu Gosselin, Pierre Limoges, Jean-François Nadeau, Vincent-Guillaume Otis et Elkahna Talbin

Isidore, jeune étudiant de quinze ans, est rejeté et conspué par son entourage. Meurtri par cette exclusion violente, il s’invente un double surhumain, dont la cruauté ne connaît pas de limites : Maldoror. À partir des Chants de Maldoror de Lautréamont (1869), le spectacle présente une fresque de la cruauté, mais aussi de l’imaginaire salvateur. En lutte contre tous – dont le Créateur lui-même –, Maldoror dévaste les paysages des hommes en ne poussant, au fond, qu’un seul cri : celui de sa libération.

« À la sortie du spectacle, il faut se prêter à l’exercice de la décantation progressive – ce qui est le propre des spectacles intelligents et durables (…) Les mots prédominent et dirigent le regard, dans un spectacle traduisant avant tout l’amour de son metteur en scène pour les paroles fortes. » – Philippe Couture, Voir

 

 

 

 

 

Cabaret Libre International de Montréal sur L’Europe et les barbares – 2008

Idée originale, mise en scène et animation: Olivier Kemeid

Co-idéateurs et interprètes: Olivier Aubin, Marie-Josée Bastien, Simon Boudreault, Eugénie Gaillard,  Johanne Haberlin, Jacques Laroche, Robert Richard et Emmanuel Schwartz

À l’inverse d’une Europe libérale ou empreinte d’un humanisme civique au bon teint, il existe une toute autre Europe, aux terres encore peu foulées, une Europe qui ne repousserait pas les étrangers dans les marges, ne les assimilerait pas plus, mais au contraire développerait une civilisation axée autour d’eux. Car le réel problème, plus que jamais, est de savoir comment vivre en harmonie avec celui qui vient d’ailleurs, ne parle pas notre langue et ne pense pas comme nous.

Face au désordre de l’intrusion et à son inhérente violence, la tentation du repli sur soi ou de l’assimilation devient de plus en plus forte. Et si la solution des temps modernes était de fonder le politique par et dans la loi du barbare? Si leur loi – celle qui dépasse notre entendement, justement! – devenait notre loi? Alors la clé de voûte de l’Europe à venir serait celle de l’Étranger.

Ce ne sont pas les Européens qui manquent cruellement à l’Europe, ce sont les barbares. Ouvrez les portes! Bienvenue au Cabaret Libre International de Montréal sur l’Europe des barbares.

 

 

 

 

 

L’Énéide – 2007

 

Texte et mise en scène: Olivier Kemeid

Concepteurs: Etienne Boucher, Philippe Brault, Stéphanie Capistran-Lalonde, Jasmine Catudal et Romain Fabre

Interprètes: Olivier Aubin, Marie-Josée Bastien, Simon Boudreault, Eugénie Gaillard, Geoffrey Gaquère, Johanne Haberlin et Emmanuel Schwartz

C’est l’histoire d’une émigration. D’une ville qui brûle. D’un homme qui doit fuir pour survivre. Son père sur les épaules, son enfant à la main, Énée court dans les rues avec les siens afin de s’échapper. Ils trouvent un bateau, partent à la dérive, laissant derrière eux un pays en flammes. Les boat-people ont une longue histoire ; Énée errera longtemps sur les mers, à la recherche d’une terre pour son fils. La pièce relate leurs pérégrinations pleines de bruit et de fureur. L’Énéideévoque bien sûr la quête d’un pays, mais avant tout le besoin d’une vie meilleure.

« On en est plutôt au show de l’année jusqu’ici, à cette Énéide d’Olivier Kemeid qui m’a littéralement jeté par terre jeudi soir dernier. Laissez-moi d’abord échapper une énormité qui vous situera tout de suite : L’Énéide est du niveau d’Incendies ou même de Forêts de Wajdi Mouawad (…) Ici aussi la scène est nue et le théâtre se montre pour ce qu’il est (…) C’est un peu pour ça que j’écume les salles de spectacle depuis 40 ans.» Michel Bélair, Le Devoir

 

Cabaret Libre International de Montréal sur la Violence et l’Irrationnel – 2005

 

Idée originale: Patrick Drolet, Olivier Kemeid et Stéphanie Capistran-Lalonde

Animation: Olivier Kemeid

Concepteurs: Stéphanie Capistran-Lalonde, Jasmine Catudal et Romain Fabre
Le Cabaret Libre International de Montréal (CLIM) convie des spectateurs nocturnes à une soirée hétéroclite, où le mauvais goût n’est pas absent, axée autour d’un thème à tendance éthique (la violence, l’irrationnel, la confiance, etc). Animé par le CLIT — Cabaretiste Libre International de Théâtre, un maître de cérémonies cynique — le spectacle présente une douzaine de numéros inédits, dévoilés le soir-même par une vingtaine de participants, profanes et expérimentés…

 

 «Aussi atypique que nécessaire, le CLIM est en voie de devenir l’une des tribunes les plus affranchies et les plus convoitées de la Métropole. Irrévérencieuses, engagées et dérangeantes, les prises de parole font souvent mouche. » – Christian St-Pierre, Voir

 

 

 

 

Tout ce qui est debout se couchera – 2004

Texte, mise en scène et interprétation : Patrick Drolet et Olivier Kemeid

Concepteurs: Sébastien Béland, Stéphanie Capistran-Lalonde, Andréanne Deschênes et Romain Fabre

Tout ce qui est debout se couchera raconte l’histoire de Petit K. et Grand D., techniciens de surface suppléants et lessiveurs adjoints au service de l’entretien des étages palliatifs et des tissus légers du Centre Hospitalier de Longue Durée de Notre-Dame-des Martyrs, témoins des derniers instants des premiers mourants, complices dans la brutale expérimentation de l’attente de la fin imminente, solidaires en questions, solitaires en angoisse. À la fois hommage à ceux qui ont lutté aux dernières heures de leur agonie et célébration de la vie, Tout ce qui est debout se couchera est une pièce qui pose un problème éternel :  celui de penser la mort.


« Olivier Kemeid et Patrick Drolet arrivent à créer des climats étonnamment inquiétants en faisant alterner le sérieux avec le dérisoire, le burlesque avec les questions philosophiques. L’intérêt de leur spectacle tient à plusieurs éléments : des costumes sommaires mais parlants, quelques accessoires bien choisis, des ambiances sonores et des éclairages efficaces, un texte riche en aphorismes mordants. La complicité créatrice qui anime les deux acteurs est féconde et laisse entrevoir de vastes possibilités. » Solange Lévesque, Le Devoir