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19-20 / L’Énéide

 

L’ÉNÉIDE
Du 3 septembre au 2 octobre 2019
Une coproduction du Théâtre de Quat’Sous et de Trois Tristes Tigres

« À une époque où la crise des migrants redéfinit à elle seule
les concepts de nations et de territoires, L’Énéide de Kemeid
permet d’ouvrir la réflexion et de faire du théâtre, un soir durant,
une agora où la pensée peut s’épanouir entre le texte et le public. »

— Jérémie Laniel, Voir, 6 septembre 2019


Texte et mise en scène :
Olivier Kemeid
Avec : Étienne Lou, Anglesh Major, Igor Ovadis, Olivia Palacci, Marie-Ève Perron, Luc Proulx, Philippe Racine, Sasha Samar, Mounia Zahzam et Tatiana Zinga Botao
Assistance à la mise en scène et régie : Stéphanie Capistran-Lalonde
Dramaturgie : Chloé Gagné Dion
Décor et costumes : Romain Fabre
Lumières : Julie Basse
Conception sonore : Larsen Lupin
Maquillages et coiffures : Amélie Bruneau-Longpré
Assistance au décor et peinture : Marie-Ève Fortier
Assistance aux costumes : Julie Pelletier
Crédit photo : Yanick Macdonald

Une ville qui brûle. Un homme qui doit fuir pour survivre. Son père sur les épaules, son enfant dans les bras, Énée court avec les siens afin de s’échapper. Ils trouvent un bateau, partent à la dérive, laissant derrière eux leur pays en flammes. Les boat-people ont une longue histoire ; Énée errera longtemps sur les mers, à la recherche d’une terre pour son fils. L’Énéide raconte l’histoire d’une émigration. Elle ne met pas en scène des héros aux destinées tracées par les dieux, mais de simples humains en quête d’une vie meilleure.

Inspiré à la fois par l’épopée latine de Virgile, qui évoque l’odyssée des premiers migrants du monde, et par l’histoire familiale de son grand-père, qui a quitté l’Égypte lors de la Révolution de 1952, Olivier Kemeid nous livre sa version personnelle de la trajectoire de « ceux qui courent pour sauver leur vie ». Car telle est la définition utilisée par les Nations Unies pour qualifier les réfugiés, c’est-à-dire les hommes, les femmes et les enfants qui, en 2018, étaient au nombre de 22 millions. Soit la plus grande vague migratoire de notre temps.

Depuis sa création en 2007, le texte de L’Énéide a été traduit en anglais, en allemand, en hongrois et en italien. Il a été lu et joué à New York, à Berlin, à Rome, à Strasbourg, à Limoges, à Avignon, à Budapest, à Bruxelles, à Abu Dhabi et au Festival de Stratford en 2016. Olivier Kemeid remonte aujourd’hui, avec une toute nouvelle distribution, ce texte criant d’actualité.

 

« Il faut d’abord reconnaître que la lente et douloureuse avancée d’Énée vers la terre promise n’a rien perdu de sa pertinence et de sa beauté. La langue de Kemeid est toujours aussi souveraine, à la fois concrète, contemporaine, et en même temps littéraire, millénaire. De la terre en flammes à la terre d’accueil, les phrases qui cristallisent avec une admirable justesse le sort des exilés, migrants d’hier et d’aujourd’hui, ces êtres brisés en même temps que remplis d’espoir, on en trouve à foison. »

— Christian Saint-Pierre, Le Devoir, 9 septembre 2019